Notre histoire

"Oui, nos vies ont changé du jour au lendemain, d'une manière que nous avons peine à comprendre." - Nadia Murad, lauréate du

Prix Nobel de la Paix 2018. 

Au lendemain du génocide

Quand l'organisation Etat islamique a envahi la région du Sinjar, les Ezidis ont fui en grand nombre vers les monts Sinjar, l'endroit le plus sûr qu'ils pouvaient atteindre en peu de temps. Dans la montagne, les rescapés se sont retrouvés piégés entre les attaques du groupe terroriste installé en contrebas et le manque d'eau et de nourriture, obligeant certains à risquer leur vie pour récupérer des vivres dans les villages.

Après une semaine effroyable, un couloir humanitaire fut ouvert pour permettre aux survivants de passer en Syrie et de fuir la montagne. Là encore ils durent subir des attaques et des tirs de roquette du groupe jihadiste. Ceux qui purent passer en Syrie furent hébergés dans le camp de Nowroz. 

La majorité de ces réfugiés fut finalement transférée dans la région autonome du Kurdistan irakien, dans des camps pour déplacés internes dans lesquels la plupart vivent encore. Farhad et sa famille furent transférés dans le camp de Khanké. 

Là-bas, Farhad Shamo Roto et son ami, Suleiman Shukur décidèrent de se rendre utiles pour leur communauté. Ils firent du bénévolat pour plusieurs associations locales et organisations internationales en charge d'offrir de l'aide aux Ezidis et aux autres minorités déplacées dans les camps. 

Oeuvrer pour le bien commun

Depuis août 2014, Farhad et Suleiman n'ont jamais cessé de travailler pour défendre la cause des Ezidis. Parmi les nombreux projets et activités qu'ils ont mis en oeuvre, ils ont surtout travaillé à la création de centres de jeunesse à Khanké et lancé un programme d'autonomisation des femmes, dans le but de venir en aide en priorité aux plus vulnérables.

 

Ils ont également collaboré avec le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (UN OCHA), d'autres organisations internationales et agences de l'ONU ainsi que des journalistes pour faire connaître le sort terrible des Ezidis en Irak et pour s'assurer qu'ils ne soient pas oubliés.

En réalisant ces missions bénévolement, Farhad et Suleiman ont commencé à imaginer la création de leur propre association afin de combler les manques dans la reconstruction et la réhabilitation des Ezidis en Irak, et attirer l'attention sur le génocide pour promouvoir la vérité, la justice et demander réparation. 

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